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12 janvier 2009

Mon ami, mon ex

Classé dans : Relations personnellesJulia Haurio @ 16:36

J’ai une amie exceptionnelle. Difficile à croire, mais elle est restée en bons termes avec tous ses anciens amoureux. Pouvez-vous en dire autant? Moi, non. Elle ne fait pas semblant et eux non plus. Ils sont vraiment bons copains. Pas de rancune, ni de hargne, ni d’animosité. Ils ont su préserver ce qui les avait unis et occulter ce qui les avait séparés. Résultat: plutôt que de se gratter lorsqu’ils entendent leur nom respectif, ils disent plutôt en souriant: «Quoi! Tu l’as vu(e)? Donne-moi de ses nouvelles». Quelle belle maturité!

C’est la réflexion que je me suis faite aussi ce week-end en tombant, par hasard, sur un documentaire à la CBC: How to divorce & not wreck the kids. Traduction libre: Comment divorcer sans anéantir les enfants. Car comme on le dit si bien, la fin du mariage ne signifie pas la fin de la famille. On y présente les témoignages de trois couples en processus de séparation, qui ont en commun d’avoir choisi de mettre les besoins de leurs enfants en priorité. Parmi ceux-là, Lionel et Sally, parents de trois enfants de 4 à 11 ans, qui ont choisi un processus original pour leur venir en aide: le «collaborative divorce».

La démarche est basée sur une entente signée entre les conjoints et les avocats et elle stipule qu’ils s’engagent à faire tous le efforts nécessaires pour ne pas aller devant les tribunaux. Le contrat prévoit même une clause à l’effet que, si cela devait se produire, ces avocats ne les représenteraient pas devant la Cour. La démarche n’a pas l’air plus amusante qu’un divorce traditionnel. Toutefois, elle a le mérite de faire en sorte que tous y trouvent l’arrangement le plus équitable, dans les circonstances. Si les conjoints ne sont plus amoureux, ils ont au moins en mains tous les moyens pour rester bons amis. Et quand le meilleur a disparu, ça permet peut-être d’éviter le pire…

Vous pouvez visionner le documentaire How to divorce & not wreck the kids sur le site de la CBC. Malheureusement, le documentaire n’est disponible pour l’instant qu’en anglais.

Pour d’autres conseils, ne manquez pas de lire sur notre site l’article Divorcer sans se ruiner, de Lison Chèvrefils.

18 novembre 2008

Êtes-vous trop…

Classé dans : Relations personnellesJulia Haurio @ 11:56

Trop gentille avec votre entourage? Trop patiente avec les enfants? Trop naïve avec votre garagiste?

On vous a sûrement dit, à vous aussi, «t’es trop perfectionniste», «t’es trop exigeante», «t’es trop…trop!». On a parfois l’impression qu’il y a des mots comme ça qui font surtout partie de l’univers féminin. Le mot «trop» fait d’ailleurs partie de ce répertoire. Juste après «souliers» et juste avant «vas-tu…?» comme dans «…vas-tu m’appeler en fin de journée? Vas-tu aller chercher les poussins? Vas-tu appeler ta sœur pour sa fête?».

Enfin, s’il y a une femme qui ne peut plus l’entendre ce mot, c’est bien Pauline Marois. On n’arrête pas de lui reprocher qu’elle est trop… Trop riche, trop snob, trop ambitieuse. Pour se défendre, elle a adopté les tenues sobres, rangé ses bijoux, publié sa biographie en rappelant ses origines modestes et tout le travail qu’elle a accompli pour arriver là où elle est aujourd’hui. Résultat : Ce n’est pas suffisant.  Elle est encore trop pour certains et pas assez (souverainiste) pour d’autres. Pauvre(!) Pauline.

Si on pouvait l’aider on lui dirait comment tracer la ligne, où se trouve l’équilibre. D’ailleurs, il est où le juste milieu dans la vie? Question délicate. Je cherche toujours la réponse. N’hésitez pas à me faire parvenir vos suggestions.

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