Rendre justice à César
«Je ne me sens plus à l'aise dans notre relation et j'ai besoin d'aller voir ailleurs. Pouvons-nous conclure?» Cette fois, il était bel et bien devant moi. Mon topo était sorti tout seul... et mon coeur battait la chamade. Rupture! Après trois mois d'hésitation, dont plusieurs semaines à me torturer quotidiennement l'esprit, j'y arrivais enfin
Je me souviens encore de l'air frais sur mes joues quand j'ai marché dehors, après être sortie de son cabinet. Oui, mon coeur battait vite, mais... j'étais tellement fière d'avoir posé un geste commandé par mon instinct! Tiens, je l'avais retrouvé, celui-là? Yessss!
Rendre justice à César
Cela dit, il faut quand même rendre à César ce qui lui appartient. Après tout, il m'avait aidée, ce psy... jusqu'au jour où ça n'avait plus fonctionné entre nous. D'une visite à l'autre, il ne semblait pas s'en rendre compte, mais moi j'y pensais chaque fois que je signais son chèque de 105 $ à la fin de la consultation. Visiblement, tout baignait dans l'huile pour lui... mais c'était pour moi que je me retrouvais toutes les semaines dans son bureau!
Avec le recul, je trouve que d'avoir réussi à rompre ce lien signifie surtout que j'ai fait un grand pas vers moi. Et si mon départ a posé un problème à mon thérapeute, je me dis qu'il peut toujours en parler... à son psy!