L'optimisme, tout un concept
Plus globalement, son équipe de chercheurs a constaté que les optimistes risquaient moins de souffrir de diabète, d'obésité, d'hypertension artérielle, d'hypercholestérolémie ou de dépression.
Pour cette étude, près de 100 000 Américaines postménopausées ont été suivies pendant huit ans.
En quelques mots...
Mais d'abord, qu'est-ce que l'optimisme? Selon Mylène Roy, artiste multidisciplinaire et professeure de yoga, il ne faudrait pas le confondre avec la pensée magique, en vigueur dans le succès de librairie Le secret, de Rhonda Byrne (éd. Un monde différent). «On nous dit qu'il ne faut surtout pas avoir de pensées négatives sous peine de s'attirer le mauvais sort. C'est la dictature des lunettes roses!» C'est aussi l'avis de Jocelyne Bélanger, psychologue et auteure de l'ouvrage Éloge de la joie de vivre (Les Éditions de l'Homme).
Optimisme et positivisme ?
L'optimisme n'est pas en effet synonyme de positivisme à tout prix. Loin de là. «C'est avant tout une question d'attitude, précise Mme Bélanger. Les gens pessimistes ou trop réalistes se concentrent sur le négatif et se limitent à des avenues de solution qui les mèneront à une impasse. Les personnes optimistes, elles, envisagent plusieurs possibilités, les bonnes comme les moins bonnes. Elles croient que chacune les conduira quelque part et que ce "quelque part" leur sera bénéfique.» En d'autres mots, pour paraphraser l'auteur Eric-Emmanuel Schmitt, l'optimiste connaît bien le malheur, mais il n'y consent pas.
Si la médecine le dit !
. Le Dr Robert Béliveau est responsable des ateliers de réduction du stress au Centre ÉPIC de l'Institut de Cardiologie de Montréal (ICM). Il ne faut pas croire, dit-il, qu'un optimiste est une victime ou un être passif; au contraire, il intervient et agit continuellement sur les évènements. «Il participe ainsi à sa propre guérison», explique l'omnipraticien, qui croit dur comme fer que l'optimisme est bon pour le coeur.