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Psycho - L'optimisme, c'est positif!

Voir la vie en rose serait bon pour notre coeur... Avis aux broyeuses de noir: optimisme rime avec santé.

Modifié le :
2010-07-27 16:39
Publié le :
2010-07-27 11:53
Par:
Christine Simonnet-Barberger
Optimisme

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Optimisme vs pessimisme

Il y a les optimistes...
Mon amie Françoise est sceptique de nature. Pire! Une cynique acharnée, réfractaire à toute conception positive de la vie.

Quand je l'accuse d'être injustement pessimiste, elle me cloue le bec avec cette réponse hâtive: «Toi et tes lunettes roses, un vrai malheur!» Je m'en confesse, je suis plutôt du genre optimiste. J'aime voir le verre à moitié plein et penser que les choses se passeront bien. Ce n'est pas ma faute, je suis née comme ça, tombée toute jeune dans la marmite comme Obélix.

...et les pessimistes
Et j'en suis fort aise! En effet, en août dernier, la revue américaine Circulation publiait une étude (lire « Sceptiques confondus ») démontrant noir sur blanc ce qui suit: l'optimisme est bon pour le coeur des femmes tandis que son contraire, le pessimisme - et ses acolytes, l'hostilité et le cynisme -, entraîne toutes sortes de désordres cardiaques. Voilà encore de quoi plonger ma copine dans les affres du défaitisme? Pas nécessairement, car Hilary Tindle, l'auteure de l'article, conclut sa recherche sur cette phrase éclairante: «Même l'individu le plus cynique et le plus hostile peut changer s'il est soumis au bon stimulus. Je le constate chaque jour.» Et Françoise de rétorquer: «Impossible! Chassez le naturel, il revient au galop!» On parie?

Si la science le dit !
Dans son étude Optimism, Cynical Hostility, and Incident Coronary Heart Disease and Mortality in the Women's Health Initiative*, la Dre Hilary Tindle, de l'Université de Pittsburgh, nous apprend que les optimistes courent respectivement 9 % et 14 % moins de risques d'être atteints d'une maladie cardiaque ou de mourir de façon précoce (toutes causes confondues) que les pessimistes.


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L'optimisme, tout un concept

Plus globalement, son équipe de chercheurs a constaté que les optimistes risquaient moins de souffrir de diabète, d'obésité, d'hypertension artérielle, d'hypercholestérolémie ou de dépression.

Pour cette étude, près de 100 000 Américaines postménopausées ont été suivies pendant huit ans.

En quelques mots...
Mais d'abord, qu'est-ce que l'optimisme? Selon Mylène Roy, artiste multidisciplinaire et professeure de yoga, il ne faudrait pas le confondre avec la pensée magique, en vigueur dans le succès de librairie Le secret, de Rhonda Byrne (éd. Un monde différent). «On nous dit qu'il ne faut surtout pas avoir de pensées négatives sous peine de s'attirer le mauvais sort. C'est la dictature des lunettes roses!» C'est aussi l'avis de Jocelyne Bélanger, psychologue et auteure de l'ouvrage Éloge de la joie de vivre (Les Éditions de l'Homme).


Optimisme et positivisme ?
L'optimisme n'est pas en effet synonyme de positivisme à tout prix. Loin de là. «C'est avant tout une question d'attitude, précise Mme Bélanger. Les gens pessimistes ou trop réalistes se concentrent sur le négatif et se limitent à des avenues de solution qui les mèneront à une impasse. Les personnes optimistes, elles, envisagent plusieurs possibilités, les bonnes comme les moins bonnes. Elles croient que chacune les conduira quelque part et que ce "quelque part" leur sera bénéfique.» En d'autres mots, pour paraphraser l'auteur Eric-Emmanuel Schmitt, l'optimiste connaît bien le malheur, mais il n'y consent pas.

Si la médecine le dit !
. Le Dr Robert Béliveau est responsable des ateliers de réduction du stress au Centre ÉPIC de l'Institut de Cardiologie de Montréal (ICM). Il ne faut pas croire, dit-il, qu'un optimiste est une victime ou un être passif; au contraire, il intervient et agit continuellement sur les évènements. «Il participe ainsi à sa propre guérison», explique l'omnipraticien, qui croit dur comme fer que l'optimisme est bon pour le coeur.

 


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L'optimisme en 3 étapes - Étape 1: Boost d'optimisme

Son collègue Martin Juneau, cardiologue et directeur de la prévention à l'ICM et au Centre ÉPIC, partage cet avis.

Une pratique de 30 ans dans le domaine lui fait conclure que «tout part de la tête et de notre vision de la vie». Ainsi, a-t-il constaté, «les patients cyniques, hostiles et un peu dépressifs ne suivent pas nos conseils et ne changent pas leurs habitudes. Pourtant, le fait d'être actif, de bien manger et d'arrêter de fumer, par exemple, réduit de 85 % les risques d'AVC, d'infarctus et de cancer». Avancer ce chiffre, affirme t- il tout sourire, ce n'est pas faire preuve d'optimisme, c'est juste être... réaliste.

1. Élargir son horizon par le rêve
Pour augmenter sa charge d'optimisme, il faut se donner des outils. Une des premières choses à faire: s'ouvrir au rêve. «Les pessimistes ne rêvent pas, constate Jocelyne Bélanger. Ils sont aux prises avec une réalité où, selon eux, seul le pire peut arriver. Or, il faut se laisser aller au rêve afin d'avoir une vue d'ensemble et une perspective différente sur sa vie.»

Mise en pratique
Oubliez vos contraintes financières, familiales et autres, et demandez-vous: «Où serai-je dans le meilleur des mondes dans deux, cinq ou dix ans?» Notez vos réponses.


2. Pacifier son esprit
Pour Mylène Roy, l'optimisme est une vaste ligne d'horizon, un espace de liberté. Pour visualiser ce concept, calmez votre esprit en éloignant les soucis qui brouillent votre vision. «Pour vous aider à voir la vie d'un œil nouveau, respirez!» conseille la prof de yoga.

 


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Étape 1: Boost d'optimisme (la suite)

Mise en pratique
Au réveil, posez une main sur votre ventre et l'autre sur votre coeur.

Inspirez en gonflant le ventre, puis en dilatant le haut de la poitrine. Expirez lentement tout en rentrant légèrement le ventre. Comptez cinq secondes pour chaque mouvement respiratoire. Répétez au moins huit fois.

En fin d'après-midi, en position assise ou debout, les paumes tournées vers le haut, inspirez en décrivant un cercle avec les bras jusqu'à ce qu'ils soient au-dessus de la tête. Puis, expirez lentement en baissant les bras et en joignant les mains devant la poitrine, comme en prière. Recommencez cette respiration - dite solaire - autant de fois que vous le pouvez pendant cinq minutes.

3. Apprendre l'impermanence
La foi des bouddhistes repose sur la certitude suivante: la vie est un changement constant. Si on adhère à cette idée, les défaitistes n'ont donc pas raison de persister dans leur sombre humeur! Le Dr Robert Béliveau propose de faire l'expérience directe de cette impermanence par la pratique de l'arrêt (pause pour méditer).

Mise en pratique
Asseyez-vous sur une chaise, le dos droit, les pieds bien ancrés au sol et les mains posées sur les cuisses. Accueillez les pensées ou les émotions qui surviennent sans les juger. Observez comment elles changent, s'effacent et se réactivent. «On constate que les émotions ont une durée limitée, explique le Dr Béliveau. Qu'elles disparaissent la plupart du temps pour faire place à d'autres sentiments. Tranquillement, on apprivoise sa peur et on s'apaise. Plus on est calme, plus on agit efficacement. Et dans l'action, on a du pouvoir.» Prescription: trois minutes d'arrêt, trois fois par jour.


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L'optimisme en 3 étapes- Étape 2: L'action

1. Croire que c'est possible
Pour alimenter notre optimisme, Jocelyne Bélanger suggère une technique fort simple: «Arrêter la cassette des pensées négatives qui joue dans notre tête.»

Mise en pratique
Repérez ces pensées néfastes; ensuite, interrogez-vous sur leur véracité en les confrontant à des faits objectifs ou à des épisodes passés positifs.

Par exemple, votre employeur veut vous confier un projet emballant, mais vous refusez par crainte de l'échec. Posez-vous la question suivante: vous aurait-on fait cette proposition si on doutait de vos capacités? Et, au fait, votre dernière affectation n'a-t-elle pas été une réussite? Quand un évènement heureux se produit, prenez le temps d'analyser les éléments qui ont contribué à ce succès. Trouvez vos points forts. Dans le cas contraire, faites preuve de compassion envers vous-même. Examinez les raisons de votre échec en toute objectivité et reconnaissez vos torts, sans jugement.

2. Choisir son attitude et agir
Croire en soi ne suffit pas pour réaliser ses projets. Il faut aussi agir! Pas facile, cependant, d'évaluer objectivement la situation. C'est pourquoi Mme Bélanger propose un remue-méninge à deux faces: celle de la perdante et celle de la gagnante. «Devant une difficulté, la première personne est vaincue d'avance, tandis que la seconde se donne le pouvoir de concrétiser ses projets.» L'idée, c'est de multiplier les points de vue pour faire surgir des solutions jusque-là inexplorées.

Mise en pratique
Identifiez autour de vous les personnes «perdantes» et «gagnantes». Lorsque vous devez affronter un problème, posez-vous la question suivante: «Qu'est-ce que je ferais à leur place?»

Exercez-vous à tâter le pouls des quatre dimensions de votre être avant de faire un choix important. Demandez à votre... tête si votre décision est raisonnable et rationnelle; à votre corps si vous avez l'énergie, l'audace, le temps pour arriver à vos fins; à votre coeur si vous en avez le goût, si vous y trouverez du plaisir; à votre âme si cela a un sens, si vous serez fière de vous.


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L'optimisme en 3 étapes- Étape 3: l'entretien obligatoire

Afin d'éviter tout échec, il est nécessaire de faire régner l'équilibre entre ces quatre éléments.

Imaginez que vous gérez des projets humanitaires. Cet emploi vous permet de bien gagner votre vie, ce qui satisfait la tête; il vous passionne, ce qui comble le coeur; il vous donne la chance d'aider les démunis, ce qui fait du bien à l'âme. Mais, vous êtes au bord de l'épuisement; le corps, lui, ne tient plus. Il faut donc l'écouter et trouver une façon d'aménager votre temps de travail tout en conservant le plaisir d'exercer votre métier.


1. Manger sucré
Dans son livre Nourrir son cerveau (Les Éditions de l'Homme), Louise Thibault, nutritionniste et diététiste à l'Université McGill, nous apprend que, selon certaines études, une alimentation plus riche en sucres qu'en gras et en protéines rend plus énergique et moins enclin à la dépression. Comment? Pour fonctionner efficacement, le cerveau dépend du glucose. Sans lui, c'est la panne. Au mieux, on risque une humeur en dents de scie (irritabilité, agressivité); au pire, le coma! Mais ce n'est pas tout. «Le sucre produit dans notre cerveau de la sérotonine, le neurotransmetteur du bienêtre, du bonheur et de la bonne humeur», précise Mme Thibault.

Mise en pratique
Pour régulariser l'apport en énergie et stabiliser du même coup votre humeur, mangez quatre ou cinq petits repas par jour. Et, surtout, ne sautez pas le petit déjeuner! Des études ont démontré que ceux qui se remplissent la panse le matin sont plus heureux. Choisissez vos sucres selon l'effet désiré. Certains ont une plus grande capacité à faire grimper l'indice glycémique, donc la sécrétion d'insuline, ce qui favorise la production de sérotonine. En matinée, pour rester alerte et éveillée, mangez une orange, des fraises, des framboises, des flocons d'avoine, du pain de blé entier, etc. Pour vous détendre en fin de journée, optez pour des pommes de terre, des carottes, du couscous, du riz, une banane, une crêpe, du cantaloup, de la crème glacée, etc.


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Étape 3: l'entretien obligatoire (suite et fin)

2. Atteindre le bienêtre
Josée Lavigueur, spécialiste de l'entraînement physique et conférencière, est formelle: «L'activité physique est la meilleure façon d'améliorer sa santé mentale.

D'abord, elle libère des endorphines, qui provoquent une sensation d'euphorie. En réduisant le niveau de stress, le fait de bouger contribue donc au bienêtre.» L'exercice fait aussi augmenter l'estime de soi. «Nos accomplissements nous encouragent à croire en nous et en nos capacités», assure-t-elle.

Mise en pratique
Marchez de 30 à 45 minutes, cinq fois par semaine. Pour une plus grande efficacité, faites grimper la fréquence cardiaque. Si vous arrivez à parler ou à chantonner sans être essoufflée, accélérez. La régularité compte plus que l'intensité. Pour rester motivée, faites-vous plaisir: marchez dans des endroits que vous aimez, avec des copines ou en écoutant votre musique préférée.

À consulter:

  • Guérir, David Servan-Schreiber, coll. Réponses, Robert Laffont, 2005.
  • L'art de la méditation, Matthieu Ricard, NiL, 2008.
  • Centre de médecine préventive et d'activité physique de l'Institut de Cardiologie de Montréal (ÉPIC)


La version originale de cet article a été publiée dans le numéro de Février-mars 2010 du magazine Vita.

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Vous avez aimé cet article?
Ne manquez pas de lire À bas la déprime! Découvrez la joie de vivre de la journaliste Christine Simonnet-Barberger. L'auteure du livre Éloge sur la joie de vivre, Jocelyne Bélanger (55 ans), psychologue, nous raconte comment ce sentiment est entré dans sa vie.

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Commentaires

  • lune55's avatar lune55 a écrit :

    2011-02-16 9:10 PM

    je fait partie des personnes qui travaillle dans le public a piece ca veut dire positif pas un peu tout le TEMPS que tu est la soit positif ou tu auras le resultat porte des costumes qui font affaire ca invite et donne confiance au produit que tu offre je connait le succés depuis des années mes compagnons de travail dise tu as quelque chose q on as pas .....juste repondu en riant mon parfum drole mais il ont dit la verité j ai le karisne tout court et ca continue avec le sourire depuis 10 ans donc c est vraie .....
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