L'effet yoyo: moins dangereux qu'on le pensait...
9. L'effet yoyo: moins dangereux qu'on le pensait...
On affirmait depuis longtemps que le fameux effet yoyo des régimes amaigrissants mettait la santé des femmes en péril, en augmentant notamment les risques de maladies cardiovasculaires.
Or, une étude publiée dans les Archives of Internal Medicine a révélé que c'était faux. De quoi rassurer celles qui seraient tombées dans le piège «maigrir, grossir, maigrir, grossir» à force de diètes.
Le Dr Dominique Garrel, chef de file dans la lutte contre l'obésité et chercheur à l'Institut de recherches cliniques de Montréal, rappelle que la santé est liée aux habitudes alimentaires et à l'activité physique plus qu'au poids corporel lui-même. «La sédentarité et la carence en fruits et en légumes peuvent nuire à la santé, quel que soit le poids.» On ne badine pas avec ça!
10. Optimisme et longévité: un lien positif
À voir d'un bon oeil: après avoir suivi près de 100 000 femmes ménopausées pendant huit ans, des chercheurs de l'Université de Pittsburgh ont découvert que les adeptes de la pensée positive courent respectivement 9 % et 14 % moins de risques de souffrir d'une maladie cardiovasculaire ou de mourir précocement, toutes causes confondues, que leurs consoeurs défaitistes.
Développer son optimisme, plus facile à dire qu'à faire? En voilà une attitude pessimiste! Pourtant, les trucs, petits et grands, sont légion. Des exemples: rire au moins 10 minutes par jour, sourire le plus souvent possible, pratiquer une technique de relaxation et une activité physique, penser à des moments agréables, etc.
Un gras brûlant
Même si cela semble trop beau pour être vrai, notre corps possède un type de gras qui brûle les calories au lieu de les emmagasiner. Jusqu'à récemment, les scientifiques pensaient que cette bonne graisse (aussi appelée graisse brune) était présente uniquement chez les nourrissons et les rongeurs. Or, trois études publiées dans la revue médicale The New England Journal of Medicine démontrent que les adultes en ont aussi. Son rôle? Réguler la température du corps lorsque celui-ci est exposé à des températures froides. La bonne graisse se met donc à brûler de grandes quantités de sucre et libère l'énergie sous forme de chaleur. «C'est une voie prometteuse pour la recherche sur l'obésité, note le Dr Dominique Garrel. En attendant, le meilleur moyen de dépenser des calories est de pratiquer une activité physique.» Espérons aussi qu'on trouve une façon d'activer ce type de gras sans devoir nous transformer en glaçon!
La version originale de cet article a été publiée dans le numéro de Décembre 2009-janvier 2010 du magazine Vita.