• Envoyer
  • Imprimer
  • Favoris
  • Document user evaluation
    (6 personnes)

Santé - Les 10 dernières bonnes nouvelles

Les études sur la santé ne font pas toujours la une des journaux. Pourtant, certaines découvertes ont de quoi nous réjouir.

Modifié le :
2010-02-01 12:54
Publié le :
2010-01-28 10:50
Par:
Lucie Turgeon
BonnesNouvellesMedicales

istockphoto

L'activité physique déjoue le cancer du sein

1. L'activité physique déjoue le cancer du sein
Une femme sur neuf sera atteinte d'un cancer du sein au cours de sa vie. On a donc intérêt à mettre toutes les chances de notre côté pour nous protéger. Le mot d'ordre: faire du sport!

En effet, selon une étude menée par des chercheurs de l'Université de la Caroline du Sud auprès de 14 000 femmes, les plus actives d'entre elles étaient trois fois moins susceptibles de mourir d'un cancer du sein que celles qui boudaient toute forme d'entraînement. «Les bienfaits de l'exercice physique dans la prévention de ce cancer seraient encore plus importants chez les femmes postménopausées», estime André Beaulieu, porte-parole de la Société canadienne du cancer. Le message est clair: on s'y met tout de suite!

2. Exercice, vitamine D et calcium: un trio solide
Constat fracassant: depuis 1985, le taux de fractures de la hanche a chuté de 31,8 % chez les Canadiennes, selon les résultats d'une enquête publiée dans le Journal of the American Medical Association. Heureusement, car une autre étude parue dans le Journal de l'Association médicale canadienne a révélé récemment qu'un Canadien sur quatre ayant subi une fracture de la hanche après 50 ans meurt dans l'année qui suit! «La diminution du taux de fractures de la hanche demeure inexpliquée», souligne le Dr Jacques Brown, spécialiste des maladies métaboliques osseuses et chef du Service de rhumatologie du CHUQ. «Et elle ne reflète certainement pas une meilleure gestion de l'ostéoporose, poursuit-il. C'est pourquoi, avec notre population vieillissante, il est important de promouvoir la prévention, le diagnostic et le traitement de ce syndrome chez les femmes d'âge mûr afin de réduire davantage le taux de fractures de la hanche.»

Bref, on continue à prendre soin de nos os en pratiquant régulièrement une activité physique et en s'assurant d'avoir un apport suffisant en calcium et en vitamine D.

 

 

 

Publicité

BonnesNouvellesMedicales

istockphoto

L'hormonothérapie prévient le cancer

3. L'hormonothérapie prévient le cancer
La prise d'hormones fait peur. En particulier depuis l'interruption très médiatisée en 2002 de la Women's Health Initiative, une vaste recherche américaine qui évaluait, entre autres, son impact chez les femmes ménauposées.

Pourtant, une étude menée aux États-Unis par des chercheurs de la clinique Mayo - et présentée lors de la dernière rencontre annuelle de l'American Association for Cancer Research - vient de montrer que la prise d'hormones, entre autres bienfaits, réduit de 28 % les risques de cancer colorectal.

Voici ce qu'en pense la Dre Sylvie Demers spécialiste de la ménopause et auteure du bestseller Hormones au féminin - Repensez votre santé (Les Éditions de l'Homme): «Nos hormones féminines ont de réelles propriétés anticancéreuses. Et il m'apparaît également évident que, lorsqu'elle est bien prescrite, l'hormonothérapie féminine bioidentique - c'est-à-dire dont les hormones ont la même structure moléculaire que celles produites par notre corps - joue un rôle important dans la prévention de plusieurs maladies, dont les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l'ostéoporose et la démence.»

4. Les adeptes du bénévolat vivent vieux
Après avoir observé plus de 6000 retraités pendant quatre ans, des gérontologues américains ont constaté que la mortalité chez les personnes bénévoles était deux fois moins élevée que chez leurs congénères qui ne faisaient pas de bénévolat.

Comment expliquer cette situation? Les chercheurs pensent que ce type d'activité permettrait à ceux et à celles qui s'y adonnent de demeurer physiquement et intellectuellement stimulés, et d'entretenir leur réseau social. Des facteurs qui contribuent indiscutablement à une meilleure santé générale. Oublions le bridge; ce sont les bonnes actions qu'il faut pratiquer!

5. Manger de la viande rouge ne fait pas mourir
Selon certaines études, toute viande rouge cuite à température élevée ou trop longtemps produirait des substances qui augmenteraient les risques de cancer, dont celui du sein. Des chercheurs de l'Albert Einstein College of Medicine, à New York, ont analysé l'alimentation de plus de 120 000 femmes postménopausées pendant plus de huit ans. Leur constat (n'en déplaise aux végétariennes): manger de l'agneau, du boeuf et du porc n'expose pas davantage les femmes - même les plus carnivores - au cancer du sein.

André Beaulieu, porte-parole de la Société canadienne du cancer, soutient que la consommation de viande rouge n'est pas considérée comme un facteur de risque reconnu, les résultats des recherches sur ses liens avec le cancer du sein n'étant pas concluants. Reste que la viande rouge est liée au cancer colorectal. On recommande donc d'en inclure un maximum de 255 g (9 oz) par semaine à son menu.

 

Publicité

BonnesNouvellesMedicales

istockphoto

Boire modérément garde le cerveau performant

6. Boire modérément garde le cerveau performant
Des recherches nous ont appris que la consommation modérée d'alcool (environ un verre par jour) avait des effets bénéfiques sur le coeur.

Mais voilà que cela aiderait également à prévenir la démence chez les personnes âgées. En effet, après avoir analysé 15 études portant sur le sujet, un groupe de chercheurs de l'Université nationale australienne a conclu que les buveurs modérés réduisaient de 26 % leurs risques de souffrir de démence par rapport à ceux qui ne boivent pas (28 % dans le cas de l'alzheimer).

Trinquons à cette nouvelle! Sans exagérer toutefois, puisque la consommation excessive d'alcool chez les personnes âgées a été associée à un risque accru... de démence.

7. Le sport: imbattable pour notre coeur
Après un certain âge, la pratique régulière d'un sport nous serait plus bénéfique qu'aux hommes. En effet, selon une récente étude réalisée par des chercheurs américains et publiée dans le Journal of Lipid Research, l'activité physique permettrait de réduire considérablement le risque de maladies cardiovasculaires, spécialement chez les femmes postménopausées. Comment? En augmentant leur taux de bon cholestérol (HDL), et en diminuant leur taux de mauvais cholestérol (LDL) et de triglycérides de façon plus marquée que chez les hommes.

Voilà donc une autre bonne raison de bouger davantage, surtout quand on sait que la réduction du taux d'hormones féminines (particulièrement l'estrogène) à la ménopause diminue notre protection contre les troubles cardiaques.

8 Les probiotiques éloigneraient les vaginites
Même après 40 ans, on peut avoir une vaginose bactérienne, parfois difficile à traiter. Soulagement en vue toutefois: selon une étude portant sur l'efficacité des traitements de cette infection, notre meilleure arme serait la prise d'antibiotiques accompagnée d'une dose de probiotiques, sous forme de suppositoires, de comprimés ou d'aliments comme le yogourt

La Dre Dominique Tessier, médecin à l'Hôpital Saint-Luc et à la Clinique médicale Quartier latin, affirme que toute modification de la flore vaginale - qui survient avec l'utilisation d'antibiotiques, de divers produits parfumés, de condoms colorés ou d'huile à massage - peut entraîner une vaginose bactérienne. «Une bonne hygiène quotidienne aidera à prévenir cette maladie, sans gravité mais très incommodante. Par ailleurs, je ne recommande pas les douches vaginales, qui peuvent changer le pH et causer une infection.»

 

Publicité

BonnesNouvellesMedicales

istockphoto

L'effet yoyo: moins dangereux qu'on le pensait...

9. L'effet yoyo: moins dangereux qu'on le pensait...
On affirmait depuis longtemps que le fameux effet yoyo des régimes amaigrissants mettait la santé des femmes en péril, en augmentant notamment les risques de maladies cardiovasculaires.

Or, une étude publiée dans les Archives of Internal Medicine a révélé que c'était faux. De quoi rassurer celles qui seraient tombées dans le piège «maigrir, grossir, maigrir, grossir» à force de diètes.

Le Dr Dominique Garrel, chef de file dans la lutte contre l'obésité et chercheur à l'Institut de recherches cliniques de Montréal, rappelle que la santé est liée aux habitudes alimentaires et à l'activité physique plus qu'au poids corporel lui-même. «La sédentarité et la carence en fruits et en légumes peuvent nuire à la santé, quel que soit le poids.» On ne badine pas avec ça!

10. Optimisme et longévité: un lien positif
À voir d'un bon oeil: après avoir suivi près de 100 000 femmes ménopausées pendant huit ans, des chercheurs de l'Université de Pittsburgh ont découvert que les adeptes de la pensée positive courent respectivement 9 % et 14 % moins de risques de souffrir d'une maladie cardiovasculaire ou de mourir précocement, toutes causes confondues, que leurs consoeurs défaitistes.

Développer son optimisme, plus facile à dire qu'à faire? En voilà une attitude pessimiste! Pourtant, les trucs, petits et grands, sont légion. Des exemples: rire au moins 10 minutes par jour, sourire le plus souvent possible, pratiquer une technique de relaxation et une activité physique, penser à des moments agréables, etc.

Un gras brûlant
Même si cela semble trop beau pour être vrai, notre corps possède un type de gras qui brûle les calories au lieu de les emmagasiner. Jusqu'à récemment, les scientifiques pensaient que cette bonne graisse (aussi appelée graisse brune) était présente uniquement chez les nourrissons et les rongeurs. Or, trois études publiées dans la revue médicale The New England Journal of Medicine démontrent que les adultes en ont aussi. Son rôle? Réguler la température du corps lorsque celui-ci est exposé à des températures froides. La bonne graisse se met donc à brûler de grandes quantités de sucre et libère l'énergie sous forme de chaleur. «C'est une voie prometteuse pour la recherche sur l'obésité, note le Dr Dominique Garrel. En attendant, le meilleur moyen de dépenser des calories est de pratiquer une activité physique.» Espérons aussi qu'on trouve une façon d'activer ce type de gras sans devoir nous transformer en glaçon!

La version originale de cet article a été publiée dans le numéro de Décembre 2009-janvier 2010 du magazine Vita.

Retour à la Section Santé

 

 

Publicité

Commentaires

Il n'y a pas de commentaires pour le moment.

Laisser un commentaire

Les champs marqués avec * sont obligatoires.

Vous devez être connectée pour laisser un commentaire.

Envoyer à un ami

Les champs marqués d'un astérisque * sont obligatoires.

monVita

Inscrivez-vous pour commenter les articles, publier vos histoires ou encore, participer aux forums.


Bienvenue ! Se connecter, s'inscrire ou voir l'aperçu.

Publicité

Abonnement

Infolettre

Soyez au fait des nouveautés. Abonnez-vous dès maintenant.

Infolettre

Partenaires

Concours