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Femmes et argent : Jamais endettées, jamais fortunées?

REER, hypothèque, placements… Au chapitre de l'argent, les femmes seraient-elles dénuées d'ambition?

Modifié le :
2010-01-13 08:22
Publié le :
2009-05-05 11:19
Par:
Martine Turenne*
JamaisEndettees

jupiterunlimited

Les femmes et les dettes (suite)

Chose certaine, «devant l'argent, les femmes sont trop prudentes, voire "insécures", ajoute Patricia Lovett-Reid. Résultat: notre argent ne travaille pas assez pour nous». Et cette prudence atavique conduit hélas trop souvent à l'immobilisme, c'est-à-dire à l'absence de prise de risques essentielle à l'enrichissement. Pas étonnant, donc, que tant de femmes se retrouvent sous le seuil de pauvreté. On ne se constitue pas un portefeuille de placements en ayant peur de son ombre. Et on ne construit pas d'empire non plus. Le richissime défunt Ted Rogers l'avait compris, lui qui a emprunté jusqu'à la dernière cenne noire pour acheter sa première station de radio. Cela dit, combien de femmes ont bâti de tels empires financiers? À part quelques célébrités comme Oprah Winfrey, J.K. Rowling ou Zhang Xin, la réputée promotrice immobilière chinoise, on retrouve bien peu de dames - à peine 9 % - au palmarès très sélect des milliardaires...

 

Contracter des dettes de qualité

«Dans la vie, l'idée est de s'enrichir et d'améliorer la qualité de sa dette, pas nécessairement de la réduire», me rappelait récemment Éric Brassard, comptable agréé et planificateur financier. L'hypothèque, par exemple, est considérée comme une dette saine.

«Personne ne m'avait jamais dit ça», se désole mon amie Carole, soulignant que sa répulsion pour les dettes lui a fait rater de sacrées belles occasions d'affaires. Notamment des triplex sur la rue Saint-Hubert, à Montréal, vendus autour de 70 000 $ dans les années 80. Une aubaine qui lui a filé entre les doigts, car elle estimait alors - à tort - ne pas avoir assez d'argent comptant. Ma copine a finalement acheté un duplex dont elle a frénétiquement remboursé l'hypothèque, négligeant du coup d'investir ailleurs.

Cela dit, à 54 ans, Carole a la chance - car c'en est tout de même une - d'avoir zéro dette et les moyens de contracter une nouvelle hypothèque pour rénover son duplex, l'agrandir et, pourquoi pas, louer l'étage supérieur, ce qui lui assurerait un revenu supplémentaire pour sa retraite. Une bonne dette, quoi... dont, pour la première fois de sa vie, elle accepte enfin l'idée.

 

*Martine Turenne est aussi directrice des sections tendances et stratégies au journal les affaires.

La version longue de cet article a été publiée dans le numéro d'avril du magazine Vita.

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Les femmes et les dettes
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Les femmes et les dettes (suite)

Commentaires

  • lunabe's avatar lunabe a écrit :

    2009-05-17 10:22 PM

    Avoir des dettes, c'est être moins riche que celles qui ne doivent rien à personne. C'est donner du pouvoir aux créanciers. C'est se vouer à la faillite. Toutefois,ma mère adoptive avait pour devise : ''L'argent appelle l'argent.'' Secrétaire à McGill University elle avait très bien diversifié son porte monnaie : assurances-vie,placements,Immobiliers,bien et services communautaires pour les plus démunis de la communauté noire de son église. Elle touchait à tout, mais elle n'avait pas la couine d'une femme d'affaire. Elle n'avait pas une poigne de fer. Donc elle a connu de grosses pertes sans jamais se trouver complètement les mains vides. Aujourd'hui,je sais qu'elle avait raison de dire que l'argent appelle l'argent. Seules celles qui ont un fond peuvent se permettre un prêt bancaire. Et pour avoir ce fond, certaines se croient obligées de vendre leur âme. Moi, j'aime prendre les bons risques. En ce moment, je suis à la recherche d'un promoteur qui est prêt à miser sur mes capacités artistiques pour me propulser vers la réusite. Je sais que le milieu préfère la viande fraîche, mais une femme de 40 ans peut rapporter autant ou plus qu'une jeune de 20 ans. Pour l'instant je produis mes oeuvres et je vis modestement. Les dettes vous mettent aussi dans la rue. Pensez-y.
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