Charité: Bénéfices pour le portefeuille et pour l'âme
7. Tirer le maximum des crédits d’impôt
L'avantage, avec les organismes dûment enregistrés, c’est qu'ils émettent des reçus donnant droit à un crédit d'impôt (joignez toujours l'original à votre déclaration). Notez que si vous achetez quelque chose à l'oeuvre de bienfaisance en question (un billet pour un souper-bénéfice, par exemple), on vous remettra un reçu uniquement pour la somme revenant à l'organisme.
Les associations enregistrées de sport amateur et certaines autres organisations mentionnées par l'Agence du revenu du Canada peuvent aussi émettre de tels reçus. Par contre, ceux qui proviennent d'organismes sans but lucratif (OSBL) non enregistrés comme œuvres de charité ne peuvent pas servir comme déductions fiscales. Enfin, les dons en nature peuvent également vous faire bénéficier d'un crédit d'impôt, à condition qu'ils aient une valeur suffisante (un vieux manteau de fourrure mité ne sera pas admissible) et qu'ils aient été évalués à leur juste valeur marchande.
8. Donner autrement
L'argent est loin d'être le seul moyen de donner. En effet, de nombreux organismes (l'Armée du Salut, entre autres) fonctionnent grâce aux dons de vêtements, de meubles, d'appareils ménagers, d'ordinateurs, etc. Assurez-vous cependant que ceux que vous offrez n'échouent pas dans des commerces à but lucratif.
Les denrées non périssables peuvent aussi faire des heureux à l'approche des Fêtes. «Le riz et les pâtes en paquets de format standard sont très appréciés - surtout depuis l'augmentation du prix de ces produits sur le marché -, tout comme les conserves, mentionne Johanne Théroux, directrice générale de Moisson Montréal. Pour diverses raisons, nous avons connu au printemps dernier un creux historique: notre entrepôt n'avait jamais été aussi vide.» L'organisme, qui approvisionne 207 groupes communautaires, souffre aussi de l’augmentation du prix de l'essence. «Ce qui nous aide énormément, c'est l'organisation de collectes en milieu de travail, ajoute Mme Théroux. Ça permet de lancer un beau défi aux employés!»
Autre excellente façon de se montrer généreuse durant le temps des Fêtes: le bénévolat. À condition de s'y prendre à temps. «Aller servir des repas aux démunis la veille de Noël? N'y songez même pas à moins d'avoir manifesté votre intention six mois plus tôt, précise Pierre Riley. Ces organismes-là ont leur banque de bénévoles et affichent complet plusieurs mois à l'avance.» Chez Moisson Montréal, par contre, on a quotidiennement besoin de 30 bénévoles pour trier la marchandise sur les palettes de l'entrepôt. «Quand on sait que ces denrées nourriront les gens démunis dont la vue nous serre le coeur dans la rue, dit Johanne Théroux, ça devient une expérience très concrète, très touchante.»
La version originale de cet article a été publiée dans le numéro de décembre 2008-janvier 2009 du magazine Vita.