Qui sont les Y?
Et le meilleur d'eux-mêmes, cela ne signifie pas seulement leur dynamisme, leur vivacité d'esprit et leurs connaissances technologiques. Cela veut dire aussi leur réel apport sur le plan humain. «Car les jeunes de la génération Y sont très ouverts au monde, aux différences, à la diversité sexuelle et ethnique», note Mme Demers.
«Ils ont beaucoup plus de sensibilité que nous à tout ce qui concerne l'environnement, souligne Renée Courville. Ils nous rappellent d'ailleurs souvent à l'ordre en nous incitant à recycler et à mettre nos documents en ligne sur des sites accessibles à tous plutôt que de les imprimer. Et ce qu'ils revendiquent - notamment ce fameux équilibre entre le travail, les loisirs et la famille -, eh bien franchement, il serait peut-être temps qu'on l'obtienne!»
Qui sont les «Y»?
Selon Wikipédia, la génération Y désigne les individus nés entre 1979 et 1994. Mais pour certains experts, dont Diane Demers, consultante en développement organisationnel, ils seraient plutôt nés entre 1979 et 1989. En anglais, le terme a un double sens: ainsi, on qualifie parfois la Y generation de Why generation, histoire de rappeler la fâcheuse habitude qu'ont ces jeunes de nous bombarder de leurs «pourquoi?». Enfin, d'autres les appellent «écho-boomers», référant à leur statut d'enfants de babyboomers, eux-mêmes issus de l'explosion des naissances de l'après-guerre.
On dit que les «Y» sont instruits, sûrs d'eux et conscients de leur propre valeur. «Cependant, rappelle Mme Demers, n'oublions pas que ce ne sont ni les psychologues ni les sociologues qui baptisent ainsi les générations - babyboomers, X, Y ou autres -, mais plutôt les pros du marketing, dont le travail consiste à déterminer les publics cibles.»
La version longue de cet article a été publiée dans le numéro de mai du magazine Vita.