Joanne Papineau s'est offert une heureuse parenthèse
Joanne Papineau, qui a aujourd'hui 47 ans, (photo ci-contre) a mis sa carrière entre parenthèses pendant quatre ans pour s'occuper de ses trois petits garçons. Directrice des relations publiques au Fairmont Le Château Montebello en 1997, alors que ses fils étaient respectivement âgés de 7 ans, 5 ans et 6 mois, elle devait souvent se déplacer pour son boulot et se sentait un peu essoufflée...
«Au début de mon congé, je pensais que je m'ennuierais à la maison mais, finalement, ça n'a jamais été le cas, assuret-elle. J'ai suivi des cours de peinture, de cuisine, de journalisme. Puis, au bout de quatre ans, je me suis dit qu'il était temps de retourner au travail, car si j'attendais encore, j'avais l'impression que ça deviendrait trop compliqué de me trouver un emploi.
J'ai donc commencé mes recherches et, rapidement, j'ai reçu plusieurs offres», relate Joanne,
aujourd'hui directrice régionale des relations publiques pour l'est du Canada au Fairmont LeReine Elizabeth. La gestionnaire précise toutefois qu'elle avait bien planifié son retour, notamment par une remise à niveau en informatique (cours d'initiation aux logiciels Excel, PowerPoint, etc.). Si Joanne a réussi à se remettre en selle facilement, ce n'est, hélas, pas le cas de tout le monde, constate Caroline Haney, conseillère en ressources humaines agréée et fondatrice de Recrutement juridique Haney. L'avocate souligne que plus on s'absente longtemps du marché de l'emploi, plus il faut préparer son retour. «Quand on se retrouve en dehors du marché, non seulement on n'acquiert pas d'expérience ni de nouvelles compétences, mais on perd son réseau de contacts», prévient-elle.
Et parce que tout évolue très vite, quelques cours d'appoint ne suffiront peut-être pas pour se remettre à jour. La meilleure tactique à adopter, selon Mme Haney? Se montrer patiente et se renseigner auprès de son association professionnelle- ou de personnes travaillant dans le même domaine - afin de savoir quelles nouvelles connaissances et habiletés sont dorénavant requises si on veut offrir quelque chose d'intéressant aux employeurs potentiels. «Il faut donc se donner le temps, ajoute-t-elle, et parfois même accepter un poste en deçà de celui qu'on avait quitté.»