Et Louise Harel, qu'en pense-t-elle?
Un héritage culturel féminin qui favorise la gestion des relations humaines
Côté politique, c'est tout vu! Témoin privilégiée de la montée en puissance des femmes au parlement québécois et candidate à la mairie de Montréal (voir le magazine Vita du mois de septembre), Louise Harel pourrait sans aucun doute en conter au maire Labeaume.

Car pour elle, pas de doute non plus, dans la vie publique comme en affaires, les femmes ont tout ce qu'il faut pour lui donner la réplique. «On sait qu'en dehors de tout autre considération, la politique tient essentiellement dans la confiance qu'il peut y avoir entre l'élu et le citoyen. Je crois que les femmes, en général, - ce n'est pas une question génétique, mais d'héritage culturel féminin et de valeurs transmises par cet héritage - ont développé le sens de l'écoute, elles préfèrent convaincre que contraindre. Cela permet de travailler plus avec les gens, de les mettre en confiance et d'être capable de se concerter plutôt que d'imposer», m'explique-t-elle de sa voiture, sur la route des Laurentides.
«Par ailleurs, poursuit-elle, avec leur irruption dans la vie publique, les femmes entrainent avec elles la préoccupation familiale ou sociale. Je ne dis pas que les hommes ne peuvent pas eux-mêmes ressentir cette préoccupation, mais à l'évidence, les femmes, elles, ne peuvent jamais l'oublier. Et ça, ça fait une différence.» Fortes de leur capacité d'engagement, d'écoute et d'implication, les femmes feraient donc de parfaites candidates à la mairie. Mais le palier municipal, lui, a-t-il de quoi les intéresser?
Le palier municipal: «un nid de pouvoir pour les femmes»
«Parfaitement, assure Esther Lapointe, directrice générale de Groupe Femmes, Politique et Démocratie, et codirectrice du Centre de développement femmes et gouvernance (CDFG). Si, au lieu de penser que les élus municipaux ne s'occupent que d'égouts et d'ordures, on mettait l'accent sur la qualité de vie des citoyens, cela rendrait les dossiers un peu plus glamour et valoriserait bien plus le rôle des élus, particulièrement aux yeux des femmes», prétend-elle. Car, selon elle, l'arène municipale est «un très bon nid de pouvoir pour les femmes».