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Enfants dysphasiques - Nathalie Vincent, une mère exceptionnelle

Pas toujours facile, la vie avec deux enfants dysphasiques. Mais aujourd’hui, à 43 ans, Nathalie Vincent est une mère comblée qui dirige une école destinée aux petits souffrant de ce trouble du langage.

Modifié le :
2010-01-26 16:48
Publié le :
2010-01-22 14:26
Par:
Christine Simonnet-Barberger
NathalieVincent

bonjourmaman.com

Dysphasie: Des ressources

En septembre 2007, l'Académie Nathalie-Vincent a donc vu le jour.

Cette année, la fondatrice de l'école a le plaisir d'accueillir sept petits élèves. Elle aimerait bien en recevoir davantage, mais l'air du temps étant à l'intégration des jeunes enfants en difficulté dans les CPE, elle n'a pu obtenir une subvention du gouvernement. «Pourtant, soutient-elle, un enfant qui ne peut pas parler ne parlera pas, tout simplement Les éducatrices en garderie n'ont pas la formation ni le temps pour s'en occuper, et on manque d'orthophonistes.»

C'est pourquoi Nathalie a recruté Julie Juneau, détentrice d'une maîtrise en psychologie et d'un certificat en pédagogie. En plus d'avoir suivi des cours en orthophonie, elle possède 15 ans d'expérience en enseignement auprès des enfants ayant un trouble ou un retard de langage. Julie est épaulée par une stagiaire de l'École d'orthophonie et d'audiologie de l'Université de Montréal, et par une orthophoniste qui répond aux questions ou aux demandes d'évaluation.

Rien n'est laissé au hasard
Des thématiques mensuelles aux programmes quotidiens, tout est pensé dans les moindres détails. «Le plus difficile pour nous, c'est de voir nos petits travailler si fort pour obtenir non pas des A ou des B, mais des C. Les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de leurs espérances. C'est pourquoi notre mandat est de leur apprendre dès le départ à persévérer.»

Avec seulement sept élèves, l'école n'est pas rentable. Nathalie doit donc puiser dans ses économies pour la maintenir ouverte. Mais pas question de lâcher! «Mon école m'a permis de prendre du recul par rapport à mes propres enfants. Je tiens bon pour aider les autres parents à faire de même.»

Si je n'avais pas compris l'importance de la mission que s'est donnée Nathalie, sa fille Laurence me le rappelle de manière touchante: «Ma mère, c'est mon idole, et je l'ai tous les jours avec moi», me lance-t-elle au retour de l'école, alors que je m'apprête à partir. Il n'y a rien à ajoute...

Pour en savoir plus
Académie Nathalie-Vincent: bonjourmaman.com et anv@videotron.ca
Association québécoise de la dysphasie: dysphasie.qc.ca
Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec: ooaq.qc.ca

La version originale de cet article a été publiée dans le numéro de Novembre 2009 du magazine Vita.

Photo: bonjourmaman.com

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Dysphasie: le "je ne suis pas capable", je ne supporte pas ça!
Page 3:
Dysphasie: Une école est née
Page 4:
Dysphasie: Des ressources

Commentaires

  • Leduci's avatar Leduci a écrit :

    2010-02-03 4:27 PM

    Nous sommes heureux de cet article très pertinent. Il est vrai que la connaissance de la dysphasie reste a promouvoir.Les enfants, jeunes, adultes, familles et professionnels oeuvrant auprès de la problématique persévèrent pour que la recherche avance et que les services soient plus disponibles.Bravo! L'Association québécoise de la dysphasie, Siège social est présente pour vous guider. info@dysphasie.qc.ca
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