Et si le grand amour se pointe?
Et si le grand amour se pointe?
«Passé la quarantaine, de plus en plus de femmes qui assument bien leur célibat peuvent donner l'impression qu'elles tournent le dos à la vie de couple, note la psychologue.
Or, même si elles ne l'avouent pas toutes, la plupart d'entre elles ne renoncent pas à l'amour. Encore faut-il que la relation en vaille la peine à leurs yeux, car elles ne sont pas prêtes à s'y investir à n'importe quel prix. Ces femmes-là exigent non seulement une grande qualité relationnelle, qui leur permet d'être totalement ellesmêmes, mais elles aspirent également à s'épanouir au contact de l'autre. Si leur liaison ne le permet pas, elles préfèreront alors rester seules.»
Carole-Anne, une conseillère juridique à la quarantaine rayonnante, illustre bien ce point de vue. «J'ai mis beaucoup de temps à me construire seule, dit-elle. Je serais folle de tout foutre en l'air pour une relation qui ne me comble pas. J'y perdrais au change, c'est clair!» Mais si elle rencontrait l'amour, le vrai, celui qui balaie tout sur son passage? «Hum... peut-être, il faudrait voir!» répond-elle, incrédule.
D'autres femmes mûres, qui ont traversé la vie avec ses grandeurs et ses misères, considèrent l'amour comme un cadeau du ciel qui ne se commande pas. C'est le cas de Juliette: «Pour moi, l'amour, c'est une grâce. Je le sais, parce que j'ai connu pendant près de quatre ans un amour fulgurant qui s'est terminé brutalement il y a 12 ans, à la mort de mon mari. Mon deuil a été douloureux, éprouvant. Si bien que je ne me sens vraiment "célibataire" que depuis peu... Je regarde autour de moi et je ne trouve personne. Suis-je trop difficile? Et puis, est-ce que j'ai vraiment envie de rencontrer un autre homme? Ouf, c'est du boulot!»