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Célibataire par choix…Pourquoi pas?

Qui a dit que le célibat ne pouvait pas être délibérément choisi et joyeusement vécu? Gros plan sur des femmes libres et… (très) heureuses de l'être.

Modifié le :
2009-12-12 11:38
Publié le :
2009-12-11 11:23
Par:
Manon Chevalier
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Une Québécoise sur quatre est célibataire

«Je ne sais pas comment elles font. Je veux dire, celles qui vivent seules passé 40 ans», laisse tomber ma voisine de table avec une pointe de mépris qui me fait avaler ma gorgée de cappuccino de travers.

«Moi, tu sais, j'ai toujours été en couple, ajoute-t-elle d'un air entendu en s'adressant à sa copine. Sans un homme à mes côtés, je me sentirais loser...» Loser: le mot est lâché. Suis-je étonnée? À vrai dire, pas tellement.

Certes, les temps ont changé, et les femmes sans conjoint ne sont plus stigmatisées comme à l'époque où on les qualifiait encore de «vieilles filles ». De nos jours, selon une étude menée par Statistique Canada en 2005, une Québécoise sur quatre est célibataire. Et personne ne s'en formalise.

Cela dit, j'ai tout de même l'impression qu'un discours insidieux - d'ailleurs très souvent intériorisé par les femmes elles-mêmes - persiste au sujet du célibat. À croire que, dans l'esprit de certaines, être célibataire rime avec galère. Pire: plusieurs considèrent que le choix d'évoluer en solo correspond à un profil de «célibattue» d'avance, sorte de Bridget Jones condamnée à compter les calories en attendant l'homme de sa vie...

Idéale la vie de couple?
Je me demande d'ailleurs d'où vient cet a priori selon lequel une célibataire est forcément malheureuse et qu'elle se contente de tuer le temps «en attendant » l'apparition du prince charmant. Jocelyne Bisaillon, psychologue et auteure de l'essai Le grand amour! Est-ce pour moi?, a sa petite idée là-dessus: «Dans certains milieux, il existe encore une pression sociale qui exhorte les femmes à être en couple ou à avoir, du moins, une liaison sentimentale. Car l'archétype de la vie de couple - avec enfants et maison - reste encore un idéal de bonheur auquel on se compare. Tant et si bien que de nombreuses femmes éprouvent un sentiment d'échec lorsque leur vie ne correspond pas à ce modèle traditionnel, même si elles le méprisent ou prétendent vouloir autre chose.»

 

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Témoignages de 3 célibataires: Myriam, Valérie, Marie-Lise

La psychanalyste française Sophie Cadalen, coauteure de l'ouvrage Tout pour plaire... et toujours célibataire, abonde dans ce sens.

Dans une entrevue accordée en avril dernier au magazine Psychologies, elle affirmait que «malheureusement, le couple se conçoit encore sur un modèle unique: un homme et une femme qui partagent un toit et fondent une famille. Le célibat, lui, se pense toujours comme un "défaut de couple", les célibataires étant ceux qui n'ont pas réussi. C'est très culpabilisant».

«La liberté me va bien! » Myriam, 45 ans
De nos jours, quantité de femmes vivent fort bien leur célibat et se moquent de la triste caricature qu'on en fait. Je pense à Myriam, une designer de 45 ans qui, à la suite d'une union tumultueuse, savoure depuis quatre ans déjà sa vie sans attaches. «La liberté me va bien! lance-t-elle en souriant. D'ailleurs, je ne me considère pas comme une célibataire mais comme une femme libre, nuance! Avant d'en arriver là, j'ai toujours eu tendance à me laisser envahir par ma vie amoureuse, surtout quand ça n'allait pas. Aujourd'hui, j'ai l'espace mental et la vitalité nécessaires pour m'intéresser à des choses nouvelles et m'adonner à celles que j'avais délaissées. Je ne me suis jamais sentie aussi bien. Tellement bien, déclare-t-elle avec une pointe de défi , que je ne vois vraiment pas quel homme pourrait me faire changer de vie!»

Valérie, 51 ans, s'est crée une nouvelle vie
Même son de cloche chez Valérie, une réceptionniste de 51 ans devenue, petit à petit, une célibataire épanouie. «Les 18 premiers mois de mon célibat ont été horribles! s'exclame-t-elle. J'avais tout donné à mon mariage. Au moment de la rupture, je me suis donc retrouvée seule, perdue, sans trop savoir qui j'étais ni ce que je voulais... Puis j'ai apprivoisé ma solitude, jour après jour. J'ai renoué avec moi-même. Je me suis fait des amies, je me suis remise en forme. L'an dernier, j'ai repris des cours d'espagnol, j'ai commencé à faire de la peinture... Bref, je me suis créé une vie à moi. Une vie que j'aime.»

«Je suis bien toute seule» Marie-Lise
Sa déclaration d'indépendance trouve un écho chez Marie-Lise, une battante dans la mi-quarantaine. Célibataire depuis bientôt trois ans, elle réclame haut et fort son besoin d'exister pour elle-même, sans avoir à rendre des comptes ou à se sentir coupable. Alors que certaines femmes aspirent ardemment à quitter le célibat, cette spécialiste du droit commercial ne souhaite qu'une chose: y rester! «Je suis bien toute seule, reconnaîtelle. Je n'ai pas besoin d'un homme pour être heureuse, c'est aussi simple que ça!»

Ces propos bien sentis m'incitent à penser qu'au fond le vrai bonheur ne peut se manifester que lorsqu'on cesse de se défi nir par la présence ou l'absence d'une relation amoureuse, lorsqu'on mène une vie qui nous plaît et pas seulement qu'on supporte en attendant de rencontrer le «bon» partenaire. Bref, lorsqu'on est aux commandes de sa propre existence.

 

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Célibat: Les hauts et les bas de la vie en solo

Les hauts et les bas de la vie en solo
Il faut bien avouer que le célibat comporte d'incontestables avantages. À l'enivrant sentiment de liberté et d'indépendance qu'il procure s'ajoute la possibilité d'aller au bout de son potentiel - personnel, professionnel, créatif ou spirituel -, une perspective encore plus libératrice si elle a déjà été freinée par un conjoint...

Chantal, une pédiatre de 44 ans, peut en témoigner: «L'an dernier, dit-elle, j'ai participé à une mission humanitaire au Mali. Un truc impensable si j'étais restée en couple avec mon ex, bien trop conservateur pour se lancer dans une telle aventure!» Un constat tout à fait normal, estime Jocelyne Bisaillon, «car en couple, on sacrifie toujours un peu de soi au profit du "nous"».

Pour d'autres, le célibat présente des atouts plus pragmatiques, comme celui de pouvoir mieux contrôler son environnement. Fini, les disputes au sujet de la télécommande ou du tube de dentifrice!

Finalement, certaines femmes y trouvent des bénéfices plus intimes mais ô combien vitaux. «Je ne sais pas si c'est une question d'âge, mais moi, c'est la paix du coeur que j'apprécie le plus, avoue Marie-Thérèse, une retraitée de 67 ans. Ne plus rien attendre, ni espérer, ni exiger d'un homme, quelle libération!» Quant à Marie-Lise, cette avocate de 45 ans savoure sa chance «d'avoir la sexualité dont [elle a] besoin sans la routine de la vie conjugale qui vient avec»!

Plusieurs d'entre elles avouent néanmoins rêver souvent d'avoir un homme dans leur lit, d'échanger des gestes tendres ou de pouvoir s'appuyer sur une épaule accueillante. Car qui dit célibat dit aussi solitude. «J'ai beau avoir une vie bien remplie, il y a des moments - particulièrement les dimanches après-midi - où je me sens un peu seule, surtout quand je croise des couples enlacés», confie Marie- Josée, 56 ans, fraîchement célibataire.

La solitude se fait également sentir en voyage, comme l'a constaté Juliette, une prof de littérature dans la jeune soixantaine: «Avant, j'osais partir seule en vacances, mais plus maintenant. Avec l'âge, je suis devenue plus craintive. Hélas, mes copines ne sont pas toujours disponibles au moment où je le voudrais. Et rien qu'à l'idée de manger seule le soir à Berlin ou à La Havane, je me sens déprimée!»

Mais ce coup de blues somme toute légitime n'est rien en comparaison de la crainte ultime des femmes célibataires: tomber malades et vieillir seules. «Ça me terrorise! dit Juliette. J'essaie d'y penser le moins possible.» Or, estime Jocelyne Bisaillon, le meilleur moyen de ne pas vieillir seule, c'est d'échapper à la tentation de se refermer sur soi-même et de s'isoler, pour au contraire aller vers les autres et ouvrir son coeur.

 

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Et si le grand amour se pointe?

Et si le grand amour se pointe?
«Passé la quarantaine, de plus en plus de femmes qui assument bien leur célibat peuvent donner l'impression qu'elles tournent le dos à la vie de couple, note la psychologue.

Or, même si elles ne l'avouent pas toutes, la plupart d'entre elles ne renoncent pas à l'amour. Encore faut-il que la relation en vaille la peine à leurs yeux, car elles ne sont pas prêtes à s'y investir à n'importe quel prix. Ces femmes-là exigent non seulement une grande qualité relationnelle, qui leur permet d'être totalement ellesmêmes, mais elles aspirent également à s'épanouir au contact de l'autre. Si leur liaison ne le permet pas, elles préfèreront alors rester seules.»

Carole-Anne, une conseillère juridique à la quarantaine rayonnante, illustre bien ce point de vue. «J'ai mis beaucoup de temps à me construire seule, dit-elle. Je serais folle de tout foutre en l'air pour une relation qui ne me comble pas. J'y perdrais au change, c'est clair!» Mais si elle rencontrait l'amour, le vrai, celui qui balaie tout sur son passage? «Hum... peut-être, il faudrait voir!» répond-elle, incrédule.

D'autres femmes mûres, qui ont traversé la vie avec ses grandeurs et ses misères, considèrent l'amour comme un cadeau du ciel qui ne se commande pas. C'est le cas de Juliette: «Pour moi, l'amour, c'est une grâce. Je le sais, parce que j'ai connu pendant près de quatre ans un amour fulgurant qui s'est terminé brutalement il y a 12 ans, à la mort de mon mari. Mon deuil a été douloureux, éprouvant. Si bien que je ne me sens vraiment "célibataire" que depuis peu... Je regarde autour de moi et je ne trouve personne. Suis-je trop difficile? Et puis, est-ce que j'ai vraiment envie de rencontrer un autre homme? Ouf, c'est du boulot!»

 

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Célibataire... Laisser la porte ouverte

Si elle pense un peu la même chose, Valérie laisse cependant la porte ouverte à une éventuelle liaison... tout en s'interrogeant sur ses propres contradictions: «Je ne dis évidemment pas non à l'amour, ce serait complètement ridicule.

J'aimerais bien, certains soirs, retrouver mon chum en rentrant... Mais bon, j'ai une vie tellement organisée! Comment un homme pourrait-il réussir à s'y insérer? Peut-être qu'au fond je fais tout pour empêcher la rencontre, de peur d'être dérangée.»Sans le savoir, Valérie vient d'exprimer une des profondes hantises des célibataires devant l'amour: celle d'être complètement bouleversées et de voir leur équilibre - souvent chèrement acquis - menacé.

«L'amour dérange, souligne Jocelyne Bisaillon. Aimer exige des compromis, notamment celui d'accepter de laisser l'autre entrer dans son intimité et de devoir parfois le tolérer... parce qu'il peut nous exaspérer même si on en est follement amoureuse! On a tendance à l'oublier. Et puis, plus on est heureuse seule, plus on risque de se sentir envahie par l'autre. Quand, à 50 ans, on voit arriver un pur étranger dans sa vie, on trouve ça difficile. C'est très compréhensible, car avec le temps, on devient plus exigeante et moins ouverte aux compromis.»

Le hic, on s'en doute, c'est que ces exigences souvent irréalistes risquent de nous enfermer dans notre célibat doré. Autant dire nous couper des autres, voire de l'autre. «Cela dit, toute relation amoureuse doit partir d'un élan du coeur, rappelle la psychologue. S'il est absent, mieux vaut rester seule. Mais finalement peu importe qu'on soit célibataire ou non: l'essentiel, c'est de vibrer à l'unisson avec ce qui nous entoure.»

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La version originale de cet article a été publiée dans le numéro d'Octobre de Vita.

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Commentaires

  • Vlad30's avatar Vlad30 a écrit :

    2009-12-15 8:57 AM

    Article très intéressant. Je suis un homme de 30 ans célibataire depuis 3 ans où j'ai une eu qu'une seule aventure de quelques semaines entre temps. Malheureux? Pas du tout. Jaloux de mes amis en couple? Pas du tout. Je crois que chaque personne est différente. Mais les remarques et les préjugés des gens en couple à l'égard des célibataires me fâchent un peu. On me traite de vieux garçon entre autre. Pour ma part, j'aime ne pas avoir de compte à rendre, je n'aime pas qu'on joue dans mes affaires, je n'aime pas partager, j'aime me sentir libre et ne pas avoir d'heures et j'aime donc mon indépendance. Ma vie se limite au boulot, à voir mes amis de temps en temps et les jeux vidéos (un autre préjugé social). Je n'ai pas honte de ma vie sans toutefois fermer complètement ma porte jusqu'à la fin de mes jours. Mais être en couple par pression sociale et pour être en couple, non merci. Vlad30
  • malva's avatar malva a écrit :

    2009-12-30 9:08 AM

    Article très intéressant. Je suis une femme de 48 ans qui vit seule mais qui fréquente quelqu'un depuis trois ans. Cela a été ma vrai libération. J'ai ma liberté, mon chum, mes amies, ma maison etc. Je vis quand même au Nous tout en vivant au Moi. Je fais presque tout avec mon chum, le soir par contre c'est toujours plaisant, reposant et rassurant de revenir dans ma maison. J'aime énormément cette façon de vivre. Parfois par contre je me demande ...Sommes-nous un vrai couple? C'est quoi un vrai couple? Est-ce-que je suis prête à vivre avec quelqu'un? Et puis si c'était celà le bonheur. Chacun son chez-soi avec plein de soirée ensemble. Se retrouver seule quelquefois mais le coeur rempli d'amour. Certaine qu'il est là, disponible. La fameuse épaule sur laquelle je peux me reposer. Celle que je peux aimer. Est-ce-que c'est comme ça que se vit le mieux l'amour? Curieusement ces questionnement surviennent souvent lorsque les gens apprennent que je vis seule. C'est comme si à ce moment là on parvenait à me faire sentir que je passe à coté de quelque chose.
  • gazèle's avatar gazèle a écrit :

    2010-01-06 12:41 AM

    J'aime bien ce sujet...effectivement pour moi lorsque je suis célibataire je suis au mieux de ma forme et ce à tous les niveaux... J'ai 38 ans et je viens de rencontrer un homme...et là je me sens fatiguée, moins d'énergie pour mes projets, mes rêves...Et ce parce qu'en couple je me sens vulnérable, insécure, la peur absolue d'avoir mal et de m'investir pour rien...alors que je suis bien avec moi-même et que je ne m'ennuie pas seule...Alors, je commence cette nouvelle-relation et j'espère arriver a dépasser ma peur de l'engagement...et ma peur de l'abandon...mais surtout ma peur d'être un nous et non plus un je dans un nous...
  • Louisestj's avatar Louisestj a écrit :

    2010-01-07 9:56 AM

    Moi, je suis comme Vlad 30, j'aime vivre seule. Je suis veuve depuis 1986 et on m'a souvent demandé si j'avais pensé à "refaire ma vie". À cela, je réponds que ma vie est faite et qu'elle me convient comme elle est. Je n'aime pas du tout vivre avec une autre personne. Chacun son idée, et puisqu'ici au Québec et au Canada, nous les femmes sommes libres et avons accès à la propriété et à tous les avantages que nous offre l'égalité, à l'impossible nulle n'est tenue!
  • IsabellaR's avatar IsabellaR a écrit :

    2010-01-27 3:37 PM

    Je ne suis pas célibataire, je suis même assez le contraire... Je suis mariée et j'ai des amis-amants. C'est un mode de vie que mon mari et moi avons choisi et qui se construit à tous les jours. Ce mode de vie est parfois appelé polyamour. Bien que ce soit un terme très vaste, il veut essentiellement référer à la possibilité d'avoir plusieurs relations amoureuses en même temps en toute honnêteté. J'ai aimé cet article sur le célibat, car je retrouve plusieurs déconstructions de préjugés qui ressemblent au préjugés que les gens ont à l'égard de mon mode de vie. Je retrouve également plusieurs des bienfaits du célibat évoqués dans cet article qui correspondent aux bienfaits que je ressens en vivant plusieurs amours. Je dirais que les préjugés à mon égard sont un mélange entre les préjugés sur les célibataires et ceux sur les gais. Si vous jugez ma situation présentement, relisez cet article, ainsi que les commentaires. En amour, il ne devrait pourtant pas y avoir de loi, ni de règles, que de la sincérité et du respect. amitiés.
  • Beauxyeux41's avatar Beauxyeux41 a écrit :

    2010-06-01 3:24 PM

    J'ai 41 ans et je suis en couple depuis 10 mois et nous habitons chacun dans nos condos et habitons a une heure de voiture. J'avoue que mon copain me manque souvent la semaine mais j'aime aussi avoir ma place a moi. Nous envisageons bientot a emmenages ensemble. J'ai hate d'etre avec lui a tous les jours mais en meme temps j'ai peur du quotidien et de perdre cette belle relation amoureuse a toutes les fois qu'on se voit, pas evident. Vivre separement a ses avantages on se voit a notre meilleur toutes les fois, c'est une fete a chaque fois, la romance est la et la sexualite sublime! Je crains que ca change mais je sais que plusieurs autres belles choses arriveront aussi en meme temps.
  • vievie6's avatar vievie6 a écrit :

    2010-06-13 11:27 AM

    J'ai 50 ans et j'ai vécu en relation couple/célibataire, lui chez lui et moi mon appartement et c'est selon moi ce qu'il y a de mieux. J'ai besoin de savoir que j'ai un coin à moi. C'est pour moi le moyen de garder une sécurité. Ayant été mariée 18ans et recommencer à presque 0 n'a pas été facile et je me suis faite la promesse de ne plus jamais revivre une insécurité semblable. J'aurai toujours un pied à terre peut importe la relation.
  • Any20's avatar Any20 a écrit :

    2010-12-01 6:23 PM

    J'ai 43 ans; séparée depuis dix ans. Je vis avec mes deux enfants. Récemment j'ai mis fin à une relation amoureuse qui durait depuis un an et demi. Mon copain habitait à 100km de chez-moi et trouvait qu'on ne se voyait pas assez. Pourtant une fin de semaine sur deux on était toujours ensemble et on était très bien...Il me disait un vrai couple ça se voit! alors ça a tué mon élan vers lui. Dommage...
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