Table ronde - Faut-il effacer ses rides ou... s'effacer? (suite et fin)
GENEVIÈVE ST-GERMAIN Et elles finissent par se banaliser. En fait, tout ça reflète notre difficulté à être des individus distincts, singuliers, pas seulement en termes d'image, mais aussi sur le plan de la pensée.
Il y a un modèle uniforme que tout le monde - hommes et femmes - s'impose.
DENISE BOMBARDIER C'est vrai qu'il y a des femmes qui se font retoucher pour avoir du travail, pour survivre dans leur métier d'image. Mais la majorité cherche à se rajeunir afin de rester un objet de séduction pour les hommes.
Or, à un certain âge, on n'est plus dans la séduction. À un moment donné, il faut admettre qu'il est normal que les hommes regardent nos filles et pas nous! C'est très difficile de faire le deuil de notre pouvoir de séduction. Je vois beaucoup de femmes dans la soixantaine qui peinent à se sortir de ça. On dirait que lâcher la séduction, c'est comme avouer: «Voilà, je renonce...» Et de nombreuses femmes en sont incapables. En fait, je crois que c'est normal de ne pas vouloir y renoncer... Car les rapports de séduction, ça fait partie de la nature humaine.
Ne manquez pas cet extrait vidéo de la table ronde. Nos invitées, dont Denise Bombardier (photo ci-contre), nous dévoilent ce qu'elles pensent de la chirurgie esthétique.
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La version longue de cet article a été publiée dans le numéro d'Été 2010 du magazine Vita.
