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Renée Claude Brazeau: À contrecourant

À nouveau maman à 44 ans, follement amoureuse et affranchie de tout ce qui lui pesait, l'auteur de La Galère ne craint ni les eaux troubles ni le remous.

Modifié le :
2010-01-11 15:17
Publié le :
2010-01-07 15:52
Par:
Manon Chevalier

Manon Boyer

Renée Claude Brazeau: La galère qu'on aime

Ce manifeste de liberté s'exprime aussi par l'amour. «C'est un don de Dieu de pouvoir tomber facilement amoureuse: c'est la plus belle chose que la vie peut nous offrir.Et je suis une grande amoureuse.»

Elle avoue pourtant avoir mis du temps à s'éprendre de son nouveau chum, un architecte français qui lui a fait une cour assidue pendant un an. «Sa persévérance et sa force m'ont séduite. Il est brillant et drôle, et il n'a pas peur de moi. Je le fais rire et il me rassure. Il y a vraiment une flamme entre nous. Et puis, comme m'ont dit mes amies, "il habite loin, ça va marcher"»!

Après quelques échecs, Renée-Claude l'avoue maintenant sans complexe: elle ne peut pas vivre avec un homme. «Quoi qu'on en dise, entretenir la flamme, ça prend beaucoup d'alcool, tranche-t-elle en riant. Le quotidien tue le couple.» C'est d'ailleurs de cette prémisse qu'est née La galère , où elle a réuni dans la même maison quatre femmes et leurs sept enfants sans un seul mâle adulte.


La galère qu'on aime

Coup de coeur télévisuel de 2007, La galère revient au petit écran en septembre après un hiatus d'environ deux ans, en raison notamment de tensions maintenant dissipées avec les coproducteurs.

Renée-Claude a-t-elle peur qu'on ait oublié ses personnages? «Oui, mais en même temps, je me dis que l'attente nourrit le désir.» Si elle pouvait décrire chaque fille en un mot, que dirait-elle? «Stéphanie: libre; Isa: frustrée; Claude: folle; Mimi: pathétique, non... triste.» Plus vraies que nature, ses quatre héroïnes expriment ouvertement le côté obscur de la maternité et du couple. Elles sont sincères - qualité rare - et ne se jugent pas.

Un trait commun vital pour Renée-Claude, qui retrouve cette particularité chez ses meilleures amies, des femmes dans la trentaine et la quarantaine, adeptes comme elle du vivre et laisser vivre. Ce qui ne l'empêche pas d'émettre un point de vue d'auteure. «Maintenant, chaque fois que je finis d'écrire un épisode, je me demande si j'ai fait un statement . Une sorte d'éditorial, que ce soit sur les leurres de la psycho pop ou sur les prétendus orgasmes de 347 secondes...» Elle n'en dira pas plus.

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Commentaires

  • tonine's avatar tonine a écrit :

    2010-01-12 11:14 PM

    Renée Claude Braseau, tu es comme un cheval fringant que l'on retient a plein cordeaux au début de la course et que l'on relâche a quelques tours de la fin, ce genre de cheval gagne presque tout le temps . J'ai été très ému lorsque tu racontes la perte de ton petit frère, j'essaie de m'imaginer ce que tu as du vivre a ce moment de ta vie. Il y a des blessures qui ne guérissent jamais, il faut vivre avec, mais je pense que c'est ça qui moule des caractères forts et réfléchis. Tu fais bien de ne pas suivre le courant et d'avoir tes propres idées et ton jugement a toi,il devrait en avoir plus de gens comme ça dans notre société. En plus tu travailles pour le futur avec tes quatres enfants, bravo.Tu as toute mon estime.
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