Blogs sur Vita Magazine

30 mars 2009

Avec ou sans?

Classé dans : Corps et esprit Elaine Labrecque @ 9:23

La triste mort de l’actrice américaine Natasha Richardson ramène dans l’actualité la question: doit-on, oui ou non, rendre le port du casque obligatoire?

Lorsque j’ai demandé à mes jeunes collègues s’ils portaient le casque, ils m’ont regardé comme si j’étais une (vieille) ovni. En ski? Non, c’est pour les enfants. Et à vélo? «Ben non!» Et pourquoi, par coquetterie leur ai-je suggéré? Entre autres, mais aussi parce que, de toute évidence, ils ne croient pas qu’ils courent de risque là où ils font du vélo. Tante Elaine s’emballe: comment pas de danger! Ils peuvent se casser un bras, se fouler un poignet, mais est-ce qu’ils réalisent les conséquences d’une blessure à la tête ! Mais de quel droit, je leur fais la morale? Comme ils me l’ont si bien dit, après tout «c’est un choix personnel». D’accord, mais dans leur réflexion, ils devraient tenir compte de certaines statistiques. En effet, selon la Société de l’assurance auto du Québec , pas moins de 2500 personnes sont victimes d’accidents de vélo chaque année. En 2007, 14 personnes sont décédées sur les routes du Québec à la suite d’un accident impliquant un vélo et un véhicule routier, et plus de 132 personnes ont été gravement blessées. Les blessures à la tête demeurent d’ailleurs la première cause de décès chez les cyclistes. Qu’en dites-vous les amis? Pour ma part – mes proches vous le diront –, je suis coquette partout, sauf à vélo. Là, je ne fais pas de compromis. Je préfère avoir les cheveux plats, mais toute ma tête. L’idée de devenir un fardeau pour mes amis ou ma famille suffit pour que j’adopte le look d’Atomas la fourmi atomique. Peut-être que si je leur disais à quel point j’apprécie leur compagnie, j’arriverais à les convaincre d’en faire autant…

23 mars 2009

L’hymne à l’égoïne

Classé dans : Humour Sylvie Poirier @ 9:05


Billet de Sylvie Poirier, rédactrice en chef de
Vita
Publié dans l’édition d’Avril 2009

«L’enfer, c’est les autres… et les rénovations», aurait dit Jean-Paul Sartre s’il avait entrepris de retaper un appartement avec Simone de Beauvoir.

Avez-vous déjà eu envie de visser votre électricien dans le mur? De riveter votre menuisier sur un deux-par-quatre? De poncer votre homme à tout faire jusqu’au sang? D’emmurer vivant (ou mort, c’est plus humain) votre mari ou votre chum derrière la seule cloison qui tienne encore debout? Tout ça parce que vous vouliez moderniser votre cocon (devenu entretemps une maison de fous) et créer un espace plus design, plus moderne, plus… zen.

Vous étiez emballée à l’idée de rénover les deux étages de votre nid (toujours douillet malgré tout) avec votre amoureux (un futur maniaque à la tronçonneuse). Et vous vous êtes dit: «Pourquoi ne pas revamper le sous-sol, tant qu’à faire?» Une bonne idée, en effet, et constructive avec ça.

Depuis ce jour édifiant, votre vie est un chantier où rien ne va plus. Les délais sont plus longs que prévu. Les murs cachent des vices détestables. Votre plombier vous refile de mauvais tuyaux. Le somptueux vert platane choisi pour le boudoir a pris une teinte vert gourgane. Le plancher de bois franc ressemble à une plateforme de forage. La poussière de plâtre s’infiltre jusque dans votre soutien-gorge.

Et surtout, surtout, la facture totale vous scie, littéralement! Pourtant, on vous avait promis un montant presque coulé dans le béton. Naïve, va. «Ça vous en coûtera le double, ma p’tite madame. Votre chaumière, elle date pas d’hier…» Ma p’tite quoi? Furieuse, le teint rouge brique, la hache de guerre déterrée, vous répliquez: «Vous êtes complètement marteau, monsieur Lecave, et je ne débourserai pas un sou de plus!»

Mais que pouvez-vous faire? Lui servir un tir de mortier, l’écrouer dans le nouveau walk-in , le clouer entre quatre planches, lui faire tirer un joint… pour qu’il oublie? Non, il n’y a rien d’autre à faire — comme au Parcheesi — que descendre de l’échelle, regarder votre boa constructeur droit dans les yeux (pour la dernière fois, juré craché), sortir votre chéquier et payer.

Mais si l’envie vous reprend de rafraîchir votre demeure, n’hésitez pas à lire le reportage «Comment survivre à l’enfer des rénos» . Vous économiserez temps, argent, énergie. Et votre tendre moitié ainsi que deux ou trois corps de métiers auront le loisir de vivre encore quelques années.

16 mars 2009

Maudits enfants!

Classé dans : Générosité Elaine Labrecque @ 9:31

Une expression qui ne cadre pas bien avec la rectitude politique ambiante, mais qui, hélas, rejoint trop bien le sentiment de certains parents. Il faut bien le dire, nombre d’entre eux ne l’ont pas «facile» avec leur chère progéniture. Qu’est-ce qu’ils ont fait pour que cela arrive? Rien. Plutôt, tout. Souvent, ils leur ont tout donné – ou du moins, autant qu’à leurs autres enfants. Ils les ont bercés, choyés, aimés et que récoltent ces parents? Peine, désenchantement, inquiétude. Beaucoup d’inquiétude.

Ces derniers temps, nous avons été témoins d’actes de parents passablement courageux: les parents de Marc Lafleur (fils de l’illustre «comète blonde»); les parents de David Fortin, l’adolescent rejeté d’Alma; la mère du comédien Jean-François Harrisson, qui, selon les médias, est accourue de sa Gaspésie pour venir appuyer son fils accusé de possession et de distribution de pornographie juvénile. Bien que l’on ne puisse comparer les drames, ce que ces parents ont en commun c’est l’amour inconditionnel qu’ils portent à leurs enfants. Et ça en prend de l’amour, car pendant que tout s’écroule autour d’eux, ils doivent en plus trouver la force de venir en aide à leur (toujours) tout-petit.

D’ici à ce qu’ils sortent de ces tempêtes, il faut qu’ils sachent que nous ne les jugeons pas. Après tout, ce pourrait être nous, et… ce pourrait être nos enfants. (Ça explique peut-être toute cette sympathie que nous éprouvons pour ces parents plus grands que nature.) Enfin, souhaitons-leur de trouver la force et, surtout, de ne pas craindre de garder la tête bien haute. Ils n’ont pas à avoir honte d’être là pour leurs enfants chéris.

9 mars 2009

Amies pour la vie?

Classé dans : Relations personnelles Elaine Labrecque @ 9:57

Vitamagazine.ca publie cette semaine un article intitulé « Comment mettre fin à une amitié périmée? » Je n’avais pas encore lu l’article que, déjà, j’étais troublée. Je sais trop bien que l’amour ne rime pas avec toujours, mais l’idée que l’amitié puisse s’étioler me déprime au plus haut point.

Ai-je vécu des peines d’amitié? Une seule peut-être, mais était-ce vraiment une amie? Après réflexion, non. Je pense plutôt que, pendant un temps, j’ai joué le rôle d’un miroir: elle avait besoin de quelqu’un pour réfléchir sa belle image. Notre amitié a cessé avec l’arrivée d’autres amies dans sa vie. Je m’en suis bien remise. Cela a permis de faire la place à de nouvelles rencontres.

Et quelles rencontres! Des filles allumées, intelligentes et drôles en plus. L’une m’a accompagnée pendant l’adolescence, une autre pendant les études collégiales, d’autres rencontrées au travail sont devenues de précieuses complices du quotidien. Des filles présentes pour les jours ensoleillés comme pour les jours plus sombres. À la réflexion, mes relations avec elles se comparent à des voyages, plus ou moins longs. Aussi, même si  je ne suis plus en contact avec chacune d’elles aujourd’hui, elles peuvent être assurées d’une chose : je les porte en moi, dans mes bagages,  jusqu’à la fin des temps.

2 mars 2009

La relâche? Quelle relâche?

Classé dans : Humour Elaine Labrecque @ 9:37

Faut-il vraiment envier les parents dont les enfants sont en relâche cette semaine? Pas sûre. Les mieux nantis ont pris l’avion (avec leur armoire à pharmacie), direction Playa del Tabarnacos. Pour la majorité, toutefois, je crains que ce soit un autre épisode de Super Maman (ou Papa) qui va être plus stressée que d’habitude entre la maison, le travail (il faut bien que le bureau continue à tourner) et les appels incessants des enfants «Maman, c’est plate! Je m’ennuiiiiiiiie!».

À quand la relâche obligatoire pour les parents? Sincèrement, je la leur souhaite. Le Québec s’est montré novateur dans d’autres politiques familiales, pourquoi ne le ferait-il pas dans ce cas? Ça éviterait bien des soucis, en plus de permettre à bien des parents et des enfants de trouver enfin le sens du mot «relâche». En attendant, bon courage à tous les parents qui ne peuvent profiter de cette pause. Lâchez pas, il ne reste que 4 dodos!

Pssitt!

Si par bonheur vous êtes en congé et que vous cherchez des idées pour occuper vos troupes, ne manquez pas d’allez consulter le dossier spécial relâche scolaire préparé par l’équipe de Coup de pouce . Ça devrait vous aider à résoudre quelques crises existentielles…

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