Vous connaissez l’expression anglaise food for thoughts? Elle signifie littéralement «nourriture pour la réflexion». J’ai donc eu l’idée de comparer les pensées avec les aliments. Que pourrait-on considérer, par exemple, comme de la «malbouffe mentale»? D’interminables ruminations, des images de violence gratuite, du matraquage publicitaire? Quant au sucre — avec ses phases d’excitation puis de déprime, et la dépendance qu’il entraîne —, je l’associerais volontiers à la téléréalité et aux magazines à potins… Si on fait des progrès sur le plan de notre alimentation en optant pour des produits plus sains, moins salés et moins gras, je me dis qu’on pourrait faire la même chose avec ce qui se grave dans notre cerveau. Après tout, les résultats sont là: en faisant quelques changements dans la façon de se nourrir, le monde ne s’en porte que mieux! À nous de laisser germer des idées «aux grains entiers», de choisir des pensées «ne contenant ni pesticides ni OGM» et d’écouter des informations «sans gras trans».
Un pensez-y-bien!
Et vous, comment faites-vous pour «penser» santé!
Art culinaire, art de vivre…
Choisir ce qu’il y a de plus frais; opter pour la qualité plutôt que la quantité;
Mijoter la variété et pimenter de nouveautés;
Éliminer ce qui est indigeste mais truffer souvent de petits plaisirs;
Éviter les montées de lait et les gros bouillons aux nouilles;
Ne pas se faire suer à pétrir des regrets ou des erreurs du passé;
Ne pas oublier le sel de sa vie.
Commentaire par Céline Gosselin — 2 novembre 2010 @ 12:24